La cire et l’eau chaude

Imaginez un récipient contenant une épaisse couche de cire froide, durcie, dont la surface est tout à fait plate et lisse. Vous prenez une cruche remplie d’eau chaude et vous en répandez un peu sur la cire.

L’eau peut librement glisser où elle veut sur cette surface vierge, sans reliefs. Mais, étant chaude, à peine entre-t-elle en contact avec la cire que l’eau en fait fonde le dessus, y imprimant une empreinte peu profonde, comme celle d’un skieur dans de la neige poudreuse. Désormais, la cire présente un léger creux, l’eau chaude ayant tracé un chemin pareil au lit d’une rivière. Si, maintenant, vous répandez à nouveau un peu d’eau chaude dans le même récipient, que va-t-il se produire ?

Où qu’elle tombe en premier, l’eau, moins libre que la première fois, va immanquablement rejoindre la trace intérieure, qui va dès lors guider son écoulement et s’approfondir davantage, ne laissant plus guère de liberté à l’eau d’emprunter un autre chemin que celui déjà tracé. Avec patience et persévérance vous pouvez tracer un autre chemin qui soit ajusté à vos besoins réels.  Le changement se fait graduellement avec douceur, mais se fait.

 

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