La thérapie de l’être

Apprendre à mettre l’être humain en relation avec ce qui l’entoure et avec ce qu’il est.

La «santé», c’est vivre dans ce lien entre le dedans et le dehors, c’est «l’Harmonie du vivant» et le fait de «sentir le vivant». C’est un regard holistique incluant soi-même et la Nature.  Notre monde se limite trop souvent à ce que l’on perçoit, en fonction de ce que nous avons reçu comme éducation et schémas familiaux.

Au cours de notre vie nous recevons en permanence des informations (justes ou déformées) sur notre environnement et sur ce que nous sommes. Génétiquement, nous portons en nous, dans notre corps, toute notre famille, toute notre psychogénéalogie. Pour de nombreuses traditions philosophiques et spirituelles il en va de même. Notre corps reflète donc également les relations et croyances que nous entretenons vis à vis de notre famille et de notre entourage.

La «maladie» est alors perçue comme une distorsion du lien. Obstacles, impasses, impuissance, solitude, dépression, frustrations sont des signes de manque de lien. De même pour les crises de vie, les deuils, les abandons, les modes de souffrance répétitifs, les abus, qui sont des vécus intenses de pertes de sens et de liens.

Le seul fait de comprendre est insuffisant : découvrir que je ne suis pas ce que je présente, mais que je suis ce ce qui expérimente, est cependant « nécessaire mais pas suffisant » (comme on dit en mathématiques)… On a besoin de l’expérience corporelle, pour le meilleur et pour le pire (le plaisir et la douleur). Les deux sont nécessaires pour expérimenter la joie de vivre.

 Le thérapeute est celui qui invite la personne à se remettre en mouvement. Celle-ci va s’ouvrir peu à peu, aux «possibles» que son être profond sera prêt à accueillir, à «être Avec», à nouveau en lien. La Nature, la vie, a des messages pour nous si notre cœur s’ouvre à les recevoir. Notre être vibre alors de cette gratitude et redonne à la Nature le soin qu’elle nous a prodiguées. La solitude s’efface: nous faisons partie de ce monde composé de vivant. L’objectif est de libérer l’homme occidental enfermé dans son mental et dans des automatismes dont il n’a même pas conscience et à ouvrir sa conscience à la paix présente à l’intérieur de lui.

Ex : je peux fermer les yeux, prendre contact avec mes pieds et avec ma respiration. Respirer avec mes pieds, par mes pieds et leur poser une question : « qu’est-ce qui est bon pour moi la maintenant ? » et laisser venir la réponse.

On a perdu l’habitude de ressentir le corps de l’intérieur au quotidien.

De nos jours, on aime (plus ou moins) l’idée que ce l’on ce fait de notre corps, mais plus notre corps en lui même. On vit avec lui et non en lui. Le corps est une sorte de lieu sacré à notre disposition, un Temple personnel, qui nous relie au mystère et à la paix. On peut ainsi ré-envisager la vie tout autrement, avec les yeux d’un enfant qui s’étonne de chaque nouveauté. A partir du moment où je sais que mon corps est sacré, je ne dois pas le profaner, c’est-à-dire que je dois à tout moment me respecter et je ne dois pas laisser profaner ce lieu sacré, donc je ne dois pas me laisser manquer de respect. Et surtout je dois l’aimer puisqu’il est sacré, il doit être traité, regardé avec Amour, un amour inconditionnel et je peux me laisser aimer par tout ce qui m’entoure.