La thérapie d’intégration-vivante

« …Quelque chose s’éveille. Quelque chose de plus qu’une épaisseur de chair est en moi perceptible… Et il en va de ma personne comme de tout vivant, herbes, bêtes… Ce quelque chose-là on l’appelle la vie. Notre regard la crée ou le laisse en sommeil, c’est selon son désir. » Henri Gougaud

 

La «santé», c’est vivre dans ce lien entre le dedans et le dehors, c’est «l’Harmonie du vivant» et le fait de «sentir le vivant». C’est un regard holistique incluant soi-même et la Nature.  Notre monde se limite trop souvent à ce que l’on perçoit, en fonction de ce que nous avons reçu comme éducation et schémas familiaux. Au cours de notre vie nous recevons en permanence des informations (justes ou déformées) sur notre environnement et sur ce que nous sommes. 

La «maladie» est alors perçue comme une distorsion du lien. Obstacles, impasses, impuissance, solitude, dépression, frustrations sont des signes de manque de lien. De même pour les crises de vie, les deuils, les abandons, les modes de souffrance répétitifs, les abus etc. Lorsque il y a une forme de dysharmonie en nous (mal-être), c’est le signe d’une perte de lien avec une ressource, de l’oubli d’une partie de soi. Ainsi, une situation bloquée peut être le signe d’une coupure avec notre être profond qui s’exprime au travers de nos symptômes.

Dans ce cas, c’est notre inconscient, notre « pilote automatique » qui prend le relais pour nous guider à partir des informations acquises auparavant. Il privilégie toujours la survie à partir des informations qu’il possède et qu’il utilise de manière automatique. Il peut être créatif en synthétisant ce qu’il a à sa disposition, mais jamais créateurDe ce fait, c’est par la conscience que nous pouvons apporter de nouvelles informations pour modifier, restructurer notre être, et soit installer de nouvelles dynamiques inconscientes plus appropriées, soit vivre de manière plus consciente dans le présent de nos actes.

 Le thérapeute est celui qui invite la personne à se remettre en mouvement. Celle-ci va s’ouvrir peu à peu, aux «possibles» que son être profond sera prêt à accueillir, à «être Avec», à nouveau en lien. La Nature, la vie, a des messages pour nous si notre cœur s’ouvre à les recevoir. Notre être vibre alors de cette gratitude et redonne à la Nature le soin qu’elle nous a prodiguées. La solitude s’efface: nous faisons partie de ce monde composé de vivant. L’objectif est de libérer l’homme occidental enfermé dans son mental et dans des automatismes dont il n’a même pas conscience et à ouvrir sa conscience à la paix présente à l’intérieur de lui.

 

Notre paix provient de notre unité intérieure.

Qu’on les nomme « voix intérieures », ou en psychologie subpersonnalité, nos multiples aspects (le protecteur, le critique, le combattant, le fou…) agissent en nous, de manière inconsciente comme des programmes autonomes, n’agissant pas toujours selon nos souhaits… 

Cette technique permet aux corps émotionnels, physiques, et subtil par un dialogue intérieur, et une communication pacifiée, de se libérer d’ancien programme devenu obsolète, qui bloquent l’évolution et le bien-être de la personne (avec : culpabilité, méfiance, honte, peines de cœur, rancœur et colère, stress, peurs…). Elle entend les besoins de chaque partie pour trouver de manière apaisante un chemin qui soit à l’écoute de chacune d’entre elles pour aller vers des émotions positives dynamisantes ( confiance, estime de soi, amour, pardon, bien-être, liberté, sécurité…).

Des Alliés 

Recréer du lien, via la symbolique, c’est réaliser que tout ce qui est vivant peut devenir un allié si je le veux : la pluie, le vent, le soleil, les minéraux, les végétaux, les animaux, etc. Chacun de ces éléments peut nous apporter ses qualités si nous lui demandons.

 Par exemple, on peut demander la chaleur du soleil, le nettoyage du vent, la purification de l’eau, la stabilité du minéral… Et chaque matin, on peut en se réveillant demander une qualité dont on aura besoin dans la journée. 

De plus recréer du lien, et une unité en soi, ouvre des portes avec des alliés internes qui sont eux aussi très forts, tels que l’émotion, l’intellect, le corporel, (mais aussi : le sage, le joueur, le parent). Ces différentes parts conscientisées, peuvent donner de très bon conseils si l’on apprend à les écouter. 

 

 

On a perdu l’habitude de ressentir le corps de l’intérieur au quotidien.

De nos jours, on aime (plus ou moins) l’idée que ce l’on ce fait de notre corps, mais plus notre corps en lui même. On vit avec lui et non en lui. Le corps est une sorte de lieu sacré à notre disposition, un Temple personnel, qui nous relie au mystère et à la paix. On peut ainsi ré-envisager la vie tout autrement, avec les yeux d’un enfant qui s’étonne de chaque nouveauté. A partir du moment où je sais que mon corps est sacré, je ne dois pas le profaner, c’est-à-dire que je dois à tout moment me respecter et je ne dois pas laisser profaner ce lieu sacré, donc je ne dois pas me laisser manquer de respect. Et surtout je dois l’aimer puisqu’il est sacré, il doit être traité, regardé avec Amour, un amour inconditionnel et je peux me laisser aimer par tout ce qui m’entoure.

Exemple : je peux fermer les yeux, prendre contact avec mes pieds et avec ma respiration. Respirer avec mes pieds, par mes pieds et leur poser une question : « qu’est-ce qui est bon pour moi la maintenant ? » et laisser venir la réponse.