Importance de nos besoins : pyramide ou roue de Maslow ?

Voici une représentation de la pyramide des besoins de Maslow. Elle présente une hiérarchisation de nos besoins qui a été beaucoup utilisée par les spécialistes du marketing pour analyser nos motivations dans les actes de consommation.

 

 

Maslow distingue cinq grandes catégories de besoins. Il considère que le consommateur passe à un besoin d’ordre supérieur quand le besoin de niveau immédiatement inférieur est satisfait.

Les besoins humains selon Maslow :

 

-  Les besoins physiologiques sont directement liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont typiquement des besoins concrets (faim, soif, sexualité,…).

 

-  Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Il s’agit donc d’un besoin de conservation d’un existant, d’un acquis. Il s’inscrit dans une dimension temporelle.

 

-  Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, …). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.

 

-  Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

 

-  Le besoin de s’accomplir est selon Maslow le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement. Nous le considérons donc comme antagoniste aux besoins physiologiques.

 

 

Cette approche dite « des besoins fondamentaux » qui s’appuie sur l’analyse de la pyramide des besoins de Maslow, induit l’idée qu’il faut satisfaire des besoins matériels avant des besoins non quantifiables comme les besoins de spiritualité, besoins psychologiques…Or dans les faits nous nous apercevons que ceux qui vivent dans la grande « pauvreté », de la même manière que nous même, ont un ensemble complexe de besoins qui se manifestent conjointement. 

 

 

Cette représentation semble trop rigide pour accompagner le mouvement de la société actuelle où la réalisation de soi devient plus importante. La pyramide suggère un mouvement linéaire (de haut en bas) qui s’accompagne d’une sélection au passage d’un besoin à l’autre (la pyramide se resserre vers le haut), le « nirvana » de la « réalisation de soi » semblant réservé, selon la symbolique de cette forme, à une élite qui a accompli l’ascension complète échelon par échelon.

Cette schématisation serait donc plutôt une imagerie du passé qui rationnalise la socialisation en positionnant l’évolution de l’être humain sur une échelle sociale un peu primaire. Ainsi, selon cette théorie il ne serait pas possible de croire en Dieu en période de désastre, ou impossible de faire du bon travail avec un salaire peu important. A l’inverse, un excellent salaire ne garantit en rien une forte motivation (je vous laisse trouver des exemples).

 

Enfin, nos besoins sont ils réellement organisés hiérarchiquement ? L’avoir rend-il acceptable le manque d’être ?

 

Alors comment pourrait-on représenter autrement ce système sans tomber dans le piège de l’échelle sociale primaire ? Par un système non pas pyramidal, mais cyclique et centré.