L’approche narrative permet l’émergence de l’histoire dominante des personnes.

Initiée depuis plus de 30 ans par Michael White, et bien que largement diffusée dans le monde anglophone, cette approche n’en est qu’à ses balbutiements dans l’univers francophone.

Si le concept d’approche narrative à prime abord est associé aux concepts de contes, de métaphores ou de récits, au second regard, on peut aisément considérer que tout être humain « raconte des histoires » sur sa vie et sur le monde qui l’entoure. En effet, chaque humain sélectionne des événements, les interprète, leur donne un sens, et relie ceux-ci pour tenter d’en faire une histoire cohérente. Bref, l’être humain structure sa vie sous un mode narratif, et les histoires ainsi élaborées acquièrent un caractère de vérité, parfois même un caractère de vérité définitive et permanente.

Dans l’histoire bloquée sur le problème, c’est comme s’il avait de l’influence sur la personne, la famille. Les relations ou encore la famille exerce une influence sur la vie du problème.

L’approche narrative fait la distinction entre le problème et la personne. Elle considère que chacun possède des talents, des compétences, des croyances, des valeurs, des engagements et des aptitudes susceptibles de l’aider à réduire l’influence des problèmes dans sa vie et même de l’en dégager.

Selon Michael White quand la personne a un problème, et qu’il envahit tout, elle est dans une dimension traumatique. Alors l’externalisation de celui-ci permet de prendre du recul sur l’espace du problème. Puis nous cherchons la manière dont la personne résiste parfois à l’histoire dominante ou au problème.

Ensuite la solution est de faire émerger des moments d’exception qui sont présents même s’ils sont imperceptibles pour la personne. Alors elle expérimente des événements, des intentions, des pensées, des sensations autres que celles de l‘histoire dominante et problématique.