Vivre le confinement de manière sereine

Symptôme de stress-post-traumatique, confusion, colère, peur, frustration, ennui… La liste de conséquences psychologiques négatives d’une mise en quarantaine est longue. Comment faire en sorte que cette période se passe alors le mieux possible ?

Ces propos viennent entre autre du travail du psychologue Jérémie Gallen. Pour approfondir, je vous conseille sa vidéo ici. Remarque cet article renvois à de nombreux autres articles pour approfondir un sujet.

Je vous conseille par la suite de lire l’article : les 5 phases psychologiques du confinement ici

 

Problématiques liées au confinement :

Troubles d’anxiété – angoisse

L’être humain s’angoisse dès qu’il ne comprend pas quelque chose qui lui arrive. La diversité des informations nous empêche d’avoir une information stable sur laquelle se positionner définitivement. Toutes les incertitudes anxiogènes sont transmises plus rapidement que le virus lui-même. Situation à laquelle on peut ajouter les perspectives économiques à la suite de cet événement.

 

Piste de bonnes pratiques :

Sélectionner des sources d’information : (ministère de la Santé, OMS, etc.)

Ne pas se focaliser sur le coronavirus (regarder des sites d’informations positives un exemple ici):  Les informations inquiétantes exercent un attrait puissant sur notre esprit. Alors, si elles sont accessibles en permanence, le risque de surdosage est grand. Ce n’est pas parce que l’information est disponible en continu qu’il faut la consommer en continu. Une ou deux fois par jour suffisent.

Structurer sa journée : Donner une structure à sa journée, c’est un rempart contre l’angoisse. En télétravail, adoptez un emploi du temps comme au bureau : petit-déjeuner à 8 heures, gym de 9 heures à 10 heures… En famille, n’hésitez pas à répartir les tâches avec des couleurs : un temps pour jouer, un temps pour faire les devoirs, un temps pour discuter, un temps pour aller sur l’ordinateur.

Faire de l’humour. On a souvent observé que sous les dictatures, l’humour fleurit et permet aux citoyens de mieux supporter l’oppression. Nous nous en rendons compte durant ce confinement : toute cette créativité drôlatique nous rappelle à quoi sert l’humour. Il nous fait triplement du bien : 1) en nous offrant un moment d’émotion positive, 2) en nous reliant aux autres, qui nous ont envoyé la blague, 3) en nous donnant du recul sur la situation, en accentuant l’absurdité de ce que nous vivons parfois, et en nous offrant un nouveau regard. Un article à lire sur la puissance du rire.

Faire de la méditation : Se concentrer sur les sensations de l’instant, qu’il s’agisse de son monde intérieur (se sentir vivant, habiter son être) ou du monde extérieur (c’est mieux dans la nature, mais on peut aussi le faire devant une belle image ou en écoutant une belle musique…), n’est pas simple pour beaucoup d’entre nous. Mais c’est incroyablement puissant pour nous apaiser et nous aider à mieux comprendre ou savourer ce que nous vivons. (de bonnes vidéos existent sur internet pour vous guider) Vous pourrez trouver plus d’information sur la méditation ici.

Faire un travail d’introspection. Des exercices à faire chez soi pour cela sont consultable ici. 

Des exercices en cas de moments et crises d’anxiété ou d’angoisses sont présentés ici.

Si manifestation anxieuse trop forte : contactez votre psy ou consultez un psy en ligne.

Isolement et ennui

Nous sommes des êtres sociaux et complexes, ce qui veut dire que nous avons besoin de stimulation nombreuse et différente. La plupart des êtres humains ont besoin de communication avec autrui, de partager des sentiments, pensées et émotions. Sans cela nous nous sentons seuls et isolés du monde.

 

Piste de bonnes pratiques :

Continuer de communiquer : C’est un des paradoxes du confinement : il nous aide à raviver nos liens sociaux, à les resserrer, à les approfondir. Certes, c’est de manière virtuelle : merci le téléphone et le web, et merci les réseaux sociaux (pour une fois) ! Mails il resserre aussi les liens réels : on peut bavarder avec les voisins par la fenêtre, aider les âgés et les handicapés de notre voisinage…

Diversifier ses activités : Faites donc une « provision » de ces plaisirs sains (listes de films, livres, morceaux de musique, jeux, etc.), et piochez dedans selon vos humeurs. Et surtout, savourez-les pleinement, sans arrière-pensée, moment après moment ! Voici une formidable façon d’occuper ses journées de confinement en famille. Pour découvrir et télécharger le PDF, c’est par ici.

Vivre « au jour le jour » Se projeter dans le temps peut vite être très négatif, il vaut mieux accomplir chaque jour dans une forme de routine en se focalisant sur l’ici et maintenant. Un sous-marinier explique comment il vivait son confinement ici. 

Préparer ses repas : le temps passé à préparer le repas et à déguster le repas nous ramène directement à nos sens (adorât, gout) qui vont nous faire profiter pleinement d’un moment important et sain pour soi. Le stress peut avoir des effets négatifs sur l’organisme. Pour une meilleure digestion, exit la malbouffe, on opte pour des légumes.

Avoir une activité physique quotidienne : “N’oubliez pas votre corps ! Si, en période de confinement, l’esprit peut être en souffrance, le corps est aussi soumis à rude épreuve”. 10 minutes d’activité physique par jour suffisent   : une séance de yoga sur le balcon, une séance de fitness devant l’ordinateur… En profitant des nombreuses vidéos offertes en ligne. Et puis aussi, en marchant pendant qu’on téléphone. Et pour les personnes qui peuvent la sexualité reste une bonne pratique autant physique que psychique. 

Se donner des objectifs journaliers, hebdomadaires, mensuels, et se récompenser lorsqu’on les a accomplis régulièrement.

Apprendre, apporter de la nouveauté. Faire une chose que l’on n’a jamais osée !

 

Disputes, frustrations, conflits

La promiscuité catalyse les frustrations, les mésententes et tensions en tout genre. Et malheureusement en famille nous avons moins de retenue et de tact que nous pouvons en avoir avec les personnes extérieures à notre famille.

 

Pistes de bonnes pratiques :

Si on est confiné en famille ou en groupe, il est prudent aussi d’établir des points réguliers et quotidiens si possible, pour que chacun exprime ses besoins (sous forme constructive : « j’aimerais que… ? » plutôt que sous forme de plaintes et agacements : « j’en ai marre de… »).

Être bienveillant envers soi et envers les autres (découvrir et utiliser la CNV) Un article pour bien communiquer en couple ici.

Cultiver l’altruisme : Être témoin d’actes de bonté incite à faire le bien

S’accorder des temps de retrait seul(e). La proximité en continu est génératrice de tensions. “Chaque jour, veillez à vous retrouver seul(e) avec vous-même au moins une heure : le temps de prendre un bain, de lire un magazine, de prendre un petit-déjeuner… Au calme 

Éviter les excitants (comme le café)

Pardonner : Comprendre et savoir utiliser le pouvoir du pardon.

 

Dépression

Comme souligner plus tôt, nous avons besoin de stimulations, dans les cas extrêmes, ce manque de stimulation, peut nous amener à ne plus prendre de plaisir à ce que nous avons pourtant l’habitude de faire ou vivre. De plus, nous nous retrouvons dans une situation nouvelle dans laquelle nous avons que très peu d’emprise sur ce qui nous arrive. Ne pas avoir le sentiment d’être aux commandes de ce qui nous arrive dans notre vie est un réel facteur de risque dépressif.

 

Pistes de bonnes pratiques

La gratitude : elle consiste à prendre conscience d’un bien, d’un bonheur, d’une aptitude que l’on doit à autrui, et à s’en réjouir. Elle est une des émotions positives les plus agréables et les plus bénéfiques à notre santé, corps et esprit. Si vous teniez un journal de gratitude durant le confinement ? Et si vous postiez chaque jour un petit mot de remerciements à vos proches, amis et connaissances à qui vous voulez dire merci, même en quelques lignes simples ?

Maintenir des liens sociaux : Au 21ème siècle, il n’est plus nécessaire de sortir de chez soi pour garder le contact avec ses proches. E-mails, textos, coups de téléphone, réseaux sociaux… L’idée, c’est de mettre un frein à ses ruminations internes pour laisser sortir nos idées noires.

Avoir une hygiène de vie irréprochable et reprendre un rythme de vie.

Garder une position « active » de personne et ne pas vivre passivement cette période en s’éteignant à soi-même.

Mettre du sens à ce que l’on vit.

Contactez votre psy, ou consultez un psy en ligne.

 

 

L’impact de la quarantaine est vaste, et peu persister, cela ne veut pas dire que la 40ene ne doit pas être utilisée. Les effets psychologiques de ne pas utiliser la 40ene et la propagation de la maladie pourraient être bien pires. C’est en tout cas, le consensus actuel dans les recherches sur le sujet.