Vivre le confinement de manière sereine

Quels sont les effets psychologiques d’une mise en quarantaine ? Symptôme de stress-post-traumatique, confusion, colère, peur, frustration, ennui, stigmatisation… La liste de conséquences psychologiques négatives d’une mise en quarantaine est longue. Comment faire en sorte que cette période se passe alors le mieux possible ?

Ces propos viennent du travail du psychologue Jérémie Gallen. Pour approfondir, je vous conseille sa vidéo en bas de l’article. Remarque cet article renvois à de nombreux autres articles pour approfondir un sujet. Je vous conseille par la suite de lire l’article : les 5 phases psychologiques du confinement ici

 

Problématiques liées au confinement :

Troubles d’anxiété – angoisse

L’être humain s’angoisse dès qu’il ne comprend pas quelque chose qui lui arrive. La diversité des informations nous empêche d’avoir une information stable sur laquelle se positionner définitivement. Toutes les incertitudes anxiogènes sont transmises plus rapidement que le virus lui-même. Situation à laquelle on peut ajouter les perspectives économiques à la suite de cet événement.

Piste de bonnes pratiques :

Sélectionner des sources d’information : (ministère de la Santé, OMS, etc.)

Parler (via téléphone, réseaux sociaux…)

Ne pas se focaliser sur le coronavirus (regarder des sites d’informations positives)

Se faire plaisir, se changer les idées

Faire de la méditation (de bonnes vidéos existent sur internet pour vous guider) Vous pourrez trouver plus d’information sur la méditation ici.

Faire un travail d’introspection. Des exercices à faire chez soi pour cela sont consultable ici. 

Des exercices en cas de moments et crises d’anxiété ou d’angoisses sont présentés ici.

Si manifestation anxieuse trop forte : contactez votre psy ou consulté un psy en ligne.

Isolement et ennui

Nous sommes des êtres sociaux et complexes, ce qui veut dire que nous avons besoin de stimulation nombreuse et différente. La plupart des êtres humains ont besoin de communication avec autrui, de partager des sentiments, pensées et émotions. Sans cela nous nous sentons seuls et isolés du monde.

Piste de bonnes pratiques :

Continuer de communiquer

Diversifier ses activités : Voici une formidable façon d’occuper ses journées de confinement. Pour découvrir et télécharger le PDF, c’est par ici.

Vivre « au jour le jour » des études auprès de cosmonautes nous explique que se projeté dans le temps peut vite être très négatif, il vaut mieux accomplir chaque jour dans une forme de routine en se focalisant sur l’ici et maintenant.

Préparer ses repas : le temps passé à préparer le repas et à déguster le repas nous ramène directement à nos sens (adorât, gout) qui vont nous faire profiter pleinement d’un moment important et sain pour soi.

Avoir une activité physique quotidienne

Se donner des objectifs journaliers, hebdomadaires, mensuels, et se récompenser lorsqu’on les a accomplis régulièrement.

Faire une chose que l’on n’a jamais osée ! Apprendre !

 

Disputes, frustrations, conflits

La promiscuité catalyse les frustrations, les mésententes et tensions en tout genre. Et malheureusement en famille nous avons moins de retenue et de tact que nous pouvons en avoir avec les personnes extérieures à notre famille.

Pistes de bonnes pratiques :

Être bienveillant envers soi et envers les autres (découvrir et utiliser la CNV) Un article pour bien communiquer en couple ici.

Cultiver l’altruisme

S’accorder des temps de retrait seul(e).

Éviter les excitants (comme le café)

Pardonner : Comprendre et savoir utiliser le pouvoir du pardon.

 

Risque d’augmentation des comportements addictions

Les sensations de manques sont plus fortes, face à l’ennui, les moments de conscience modifier rendent parfois la vie plus facile à vivre et à accepter pour certains. Une fois ce principe installer notamment par des phases de plaisirs, le cercle vicieux et l’accoutumance peuvent s’installer et se décupler.

Pistes de bonnes pratiques

Circonscrire les comportements à des moments spécifiques

Veiller à ne pas augmenter les consommations

Si possible, en profiter pour arrêter / diminuer une consommation.

Suivre les recommandations de l’OMS comme repères si on n’en a pas.

Contacter-consulter un addictologue

Trouver une nouvelle activité apaisante.

 

Dépression

Comme souligner plus tôt, nous avons besoin de stimulations, dans les cas extrêmes, ce manque de stimulation, peut nous amener à ne plus prendre de plaisir à ce que nous avons pourtant l’habitude de faire ou vivre. De plus, nous nous retrouvons dans une situation nouvelle dans laquelle nous avons que très peu d’emprise sur ce qui nous arrive. Ne pas avoir le sentiment d’être aux commandes de ce qui nous arrive dans notre vie est un réel facteur de risque dépressif.

Pistes de bonnes pratiques

Maintenir des liens sociaux

Avoir une hygiène de vie irréprochable et reprendre un rythme de vie.

Garder une position « active » de personne et ne pas vivre passivement cette période en s’éteignant à soi-même.

Mettre du sens à ce que l’on vit.

Contactez votre psy, ou consulter un psy en ligne.

 

 

L’impact de la quarantaine est vaste, et peu persister, cela ne veut pas dire que la 40ene ne doit pas être utilisée. Les effets psychologiques de ne pas utiliser la 40ene et la propagation de la maladie pourraient être bien pires. C’est en tout cas, le consensus actuel dans les recherches sur le sujet.