Mathieu  Lapeyre  : psychothérapie  &  accompagnement

Objectifs des consultations :

 Chaque consultation dure en moyenne entre 45 minutes et 1 heure.

Il n’est pas toujours aisé de s’engager dans une psychothérapie. Cependant, à certains moments de la vie, il peut être important de bénéficier d’un espace de parole pour évoquer avec un thérapeute certaines difficultés passagères ou trop lourdes à porter. Voici des points qui me semblent importants, pour y voir plus clair, sur ce qu’est une consultation. 

 

“L’importance d’une parole se mesure à la place qu’elle prend durablement en chacun de nous, à ce qu’elle fait bouger en nous, à la terre intime qu’elle remue et fertilise. ” Henri Gougaud.

L’individu se construit en développant quatre dimensions :

Sa réflexivité, c’est-à-dire sa capacité à se mettre en question, à comprendre le monde dans lequel il vit, à inventer des nouvelles réponses. C’est en ce sens qu’il peut être créateur d’histoire.

Ses dispositions d’action délibératives, autrement dit ses engagements pour contribuer à la production de la société et à la production de lui-même.

Ses habiletés de dire ce qu’il éprouve et d’éprouver ce qu’il dit, à savoir une cohérence entre ce qu’il pense, ce qu’il ressent et ce qu’il exprime, là où s’enracinent la sécurité intérieure et la confiance en soi.

La reconnaissance de ses propres désirs face aux désirs des autres, non pour les imposer, mais pour les composer, dans la mesure où l’affirmation de soi et la reconnaissance de l’altérité se conjuguent l’une avec l’autre.

 

Pourquoi suivre une thérapie et un accompagnement  ?

Des livres et des vidéos ne sont pas un accompagnement. Un accompagnement est personnalisé. Si les médias (livres ou vidéos) vous permettent d’avancer autant que vous le désirez, c’est bien. Mais si vous sentez que vous êtes bloqué, les médias ne pourront pas vous apporter un regard neuf pour justement vous débloquer et comprendre ce qui dans votre mécanisme créé le blocage. L’accompagnement aide donc lorsque l’on veut vraiment que les choses changent.

    L’accent est mis sur le processus relationnel, permettant au patient de vivre une expérience relationnelle saine, positive et authentique. Fort de cette expérience relationnelle respectueuse de sa nature profonde, le patient aura de nouveaux repères et pourra transférer ses acquis dans sa vie personnelle et se construire une vie correspondant à ses besoins, ses limites, ses zones de sensibilité, bref de son unicité. Cet accompagnement aide à mettre en place un projet de vie cohérent avec les aspirations du patient. À ce sujet, j’insiste bien, sur le fait qu’il n’est pas du ressort du praticien d’avoir une attitude normative ou rééducative. Sa tâche est d’aiguiller le patient à s’adapter, compte tenu de ce qu’il est, et non de le conformer à ce que demande l’idéologie sociétale du moment.

 

Concrètement, comment  cela se passe ?

La première séance de thérapie est souvent source d’appréhension, car vous allez vous lancer dans une discussion personnelle avec un inconnu. Cela est tout à fait normal. Exprimer ses craintes, ses failles, ses émotions à quelqu’un que l’on rencontre à peine n’est pas chose facile. Un premier entretien est fixé. C’est un temps d’orientation qui est nécessaire pour permettre au thérapeute et au patient de se rencontrer. Tout d’abord, pensez à écrire les questions que vous souhaitez poser à votre psychanalyste, les thèmes que vous souhaitez aborder en premier, la manière dont vous voulez procéder aux séances.

La première question qu’on vous posera est évidemment quelle(s) est/sont la/les raison(s) qui vous amène(nt) à consulter aujourd’hui ?

Il est également important que le thérapeute sache s’il s’agit de votre première consultation psychologique. Le but ici est de comprendre si un travail a déjà été amorcé et si cela a amené un résultat ou non. Vous pourrez ainsi travailler en conséquence et ne pas reproduire les mêmes erreurs que la dernière fois ou au contraire ré-utiliser des méthodes qui ont fonctionné par le passé.

 

 Mais comment peut-on savoir si l’on a frappé à la bonne porte ?

La sympathie que vous pouvez éprouver vis-à-vis du praticien n’est pas suffisante même s’il s’agit d’un critère important… Vous devez avoir le sentiment que le praticien vous écoute vraiment, est totalement présent à vous, sans jugement.
Dans le temps, vous devez sentir que vous progressez, que vos symptômes diminuent, que globalement, vous gérez mieux votre émotionnel et votre relationnel.

De son côté, le patient doit s’engager moralement à travailler sur lui-même. Il s’engage à venir régulièrement aux séances. Dans un travail sur soi, ce qui compte, c’est la régularité des séances et non leur espacement. S’il vient irrégulièrement, quand il en a envie, il ne peut pas espérer des résultats profonds et stables. La psychothérapie n’est pas une solution miracle qui se construit à partir de déclic reçu, mais d’un investissement profond de la part de la personne qui vient et devient actrice de son évolution. 

 

Les objectifs d’un bon accompagnement de la part du thérapeute sont : 

  • De réduire les émotions qui détruisent le patient. (pulsion de mort, angoisse, jalousie, haine… le but est d’apprendre à les canaliser pour ne plus être emporté par des émotions néfastes pour la personne.)
  • D’être un miroir objectif. (le thérapeute vit à élargir le plan de vision du patient pour que celui-ci comprenne de mieux en mieux qui il est.)
  • De rendre responsable sans culpabiliser.
  • D’améliorer les relations avec l’entourage.
  • De construire avec le patient de nouvelles convictions. (références qui changeront durablement sa vie.il s’agit de travailler au niveau de son image, tout en le rassurant : une relation d’aide ne change pas l’identité. La personne sera la même après, mais en mieux.)
  • D’aider à comprendre le rôle des besoins et celui de la frustration. (travailler sur soi n’est pas toujours une partie de plaisir et le thérapeute ne se montre pas seulement “gentil”. Il peut être douloureux de passer par certaines étapes internes.)
  • De soutenir, d’accompagner. (aider l’adulte à trouver son autonomie et sa place dans le monde.)

 

Ne pas avoir les moyens de se lancer dans une thérapie ou un accompagnement :

Une question importante et complexe : Si résoudre le problème qui vous fait souffrir est votre priorité, alors vous trouverez les moyens pour vous lancer dans la démarche. Quitte à opter pour voir un psychiatre ou les urgences psychiatriques qui ne demandent aucun moyen financier pour vous, aider. La priorité passera avant le reste. Si ce n’est pas le cas, cela veut dire que ce n’est pas encore suffisamment important pour mettre tout en œuvre pour changer les choses. Et dans ce cas, il est possible que les investissements demandés durant la thérapie ou l’accompagnement ne marchent pas par manque d’investissement.

Pour prendre rendez-vous, se reporter ici : psycho-therapie-toulouse.fr/contact