Mathieu  Lapeyre  : psychothérapie  &  accompagnement

psy quoi ?

L’approche fonctionnaliste : 

 

Les psychologues et psychiatres ont une approche fonctionnaliste de la personne en souffrance. Le principe est de comprendre le fonctionnement de la personne, pour voir là où il peut y avoir une forme de dysfonctionnement et ainsi aider au mieux face à la souffrance créée. 

Le psychologue a une formation précise pour comprendre le fonctionnement neuronal ou cognitif de l’humain et ainsi pouvoir apporter une aide spécifique face aux troubles cartographiés en lien avec telle ou telle souffrance. Le bilan psychologique est intéressant lorsque l’on cherche à savoir si pour un enfant, par exemple, il y a une nécessité d’un aménagement scolaire ou plus largement si une orientation vers un centre de soins spécialisé est pertinente. Le psychologue peut également estimer qu’il serait favorable que l’individu (enfant ou adulte) poursuive un travail en psychothérapie. Le psychologue travaille en lien avec un réseau de partenaires professionnels vers qui orienter la personne et auxquels il peut faire appel selon les besoins évalués : médecin généraliste, pédiatre, psychiatre, pédopsychiatre, orthophoniste, psychomotricien, kinésithérapeute, structures de soin…

Le psychiatre est médecin. C’est donc le seul praticien habilité à prescrire des médicaments. Il a suivi le cycle complet des études de médecine à l’université, avant de se spécialiser en psychiatrie, ce qui correspond au total à dix années d’études. Bien souvent, les psychiatres complètent leur cursus médical par une formation en psychothérapie. Le psychiatre diagnostique et traite les troubles mentaux. Néanmoins, s’il traite les maladies lourdes comme les psychoses (la schizophrénie par exemple) il soigne également les troubles psychiques plus légers et courants : dépression, attaques de panique, anxiété, phobies, troubles du sommeil… Le pédopsychiatre, quant à lui, est un médecin spécialisé dans la psychiatrie infantile. 

Face à cela, j’ai choisi une approche psychodynamique, une démarche plus psycho-philosophique : 

 

Le psychanalyste met l’accent sur l’intériorité de la personne, et son lien avec la problématique vécu. Si on n’a plus conscience de qui l’on est, alors on n’a plus confiance en ce que l’on est (problème de confiance en soi et d’estime de soi). Il s’agit donc, pour le patient, de se rencontrer, pour se reconnecter à soi, à ses émotions, à sa sagesse intérieure, à ce qui donne du sens pour la personne. J’utilise pour cela une approche psychodynamique systémique. C’est une alternative plus simple, plus souple et moins longue à la psychanalyse, (et basée sur un autre corpus théorique que la psychanalyse Freudienne ou Lacanienne). Cette approche psychodynamique comprend les théories en psychologie basées sur l’interaction des forces internes et des narrations au sein de la personne, en particulier inconsciente, et entre les différentes structures de la personnalité. Cette thérapie philosophique cherche ainsi les voies du devenir singulier de la personne humaine.

Voici un schéma qui présente les 3 points structurants, dans une approche centrée sur l’intériorité de la personne qui consulte. 

 

La psychosociologie est une branche interdisciplinaire qui rejoint l’anthropologie clinique et qui s’intéresse aux transformations des comportements, des caractéristiques et problématique psychiques que subit la personne dans et par la société. Dans cette démarche, l’être est l’intériorisation de la ou des communautés qu’on habite et qui nous habitent.

Pendant longtemps, la psychiatrie ne tenait pas compte du monde extérieur. De nombreuses études montraient que le stress provenait du champ psychique des relations personnelles de la personne : mort d’un être cher, déménagement, divorce, séparation, faillite, échec… On disait que ces choses ne pouvaient pas être facilement supportées par le corps et l’âme et entrainaient des réactions de « stress ». Mais maintenant, des nouvelles études montrent que le stress vient principalement des « irritations de la vie quotidienne » comme le bruit, la foule, le racisme, le trafic automobile, la qualité de l’air, la peur des agressions, la violence, l’hypercommunication (trop d’infos, difficulté de se maintenir à niveau = syndrome FOMO), les pannes les frustrations, les impôts, la bureaucratie, les difficultés financières, domestiques…

À partir de là, la question principale est « Étant donné la situation présente, socialement et psychologiquement, qu’est-ce qu’on peut faire ? » C’est pourquoi le point de départ du soin est constitué par une compréhension du présent profond (psychologique, philosophique et sociologique) qu’il nous sera possible d’analyser pour en sortir une voie vivante et constructive. L’autonomie du sujet humain se réalise dans la confrontation aux multiples contradictions qu’il rencontre dans son existence. Cela pour redonner au patient, tout son pouvoir d’agir sur lui-même dans le contexte qui est le sien. Toute évolution passe par un équilibre entre le besoin de changement et l’acceptation du présent. C’est une forme de psychologie relationnelle qui prend en compte la relation de la personne à son environnement (la nature, la société…), pour retrouver une forme de commun, de lien à la fois sain et bénéfique pour la personne. 

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