Mathieu  Lapeyre  : psychothérapie  &  accompagnement

Comment se déroule une thérapie ?

 

On peut lire. Réfléchir. Essayer de comprendre seul. Parfois cela suffit. Mais il arrive un moment où, malgré les efforts, quelque chose ne bouge pas. Les mêmes situations se répètent. Une fatigue s’installe. Un décalage apparaît entre la vie que l’on mène et celle que l’on sent possible.

C’est souvent là que commence une thérapie.

Non pour devenir quelqu’un d’autre. Mais pour retrouver une manière plus vivante d’être soi.

 

 

Comment se déroule une thérapie avec moi ? Un espace pour explorer, comprendre et se remettre en mouvement

 

Vous envisagez une thérapie, mais des questions vous retiennent :

  • « Est-ce que ça va vraiment m’aider, ou est-ce que je vais ‘parler dans le vide’ ? »
  • « Est-ce que je vais devoir revivre des traumatismes ? »
  • « Comment savoir si c’est le bon thérapeute pour moi ? »

Ces questions sont normales, et même rassurantes : elles montrent que vous abordez cette démarche avec sérieux. Je ne vais pas vous dire « Tout va bien se passer » (car une thérapie est un travail exigeant), mais je peux vous expliquer comment je travaille, avec mes forces et mes limites.

Mon objectif ? Vous offrir un espace où vous vous sentez écouté·e sans jugement, où vos symptômes (angoisses, blocages, répétitions) sont accueillis comme des signaux à comprendre, et où nous explorons ensemble ce qui vous empêche de vibrer pleinement à votre vie.

 

La première séance : une rencontre, pas un interrogatoire

La première fois que vous venez, vous ne savez peut-être pas quoi dire, ou comment le dire. C’est parfaitement normal. Cette séance est un temps d’exploration mutuelle :

  • Je vous écoute : Pourquoi venez-vous ? Quelles sont vos difficultés actuelles ? Qu’attendez-vous de la thérapie ?
  • Je vous explique : ce que je peux vous proposer (écoute, outils concrets, exploration de l’inconscient), et ce que je ne peux pas faire (vous « réparer » comme un objet, par exemple).
  • Vous me posez des questions : Sur ma façon de travailler, sur ce que vous ressentez en ma présence, sur vos doutes. Une thérapie, c’est une alliance et cette alliance se construit dès la première séance.

Et si les mots ne viennent pas ? Parfois, le stress ou l’émotion rendent difficile l’expression. Dans ces cas-là, je propose 1 ou 2 exercices simples pour :

  • Mieux vous connaître (ex. : identifier vos émotions du moment, vos besoins).
  • Lancer la thérapie de manière concrète

 

Le cadre : un contenant pour votre liberté

Une thérapie a des règles (horaires fixes, durée des séances, confidentialité), et cela peut sembler rigide. Pourtant, ce cadre a une fonction essentielle : vous offrir un espace sécurisé, où vous pouvez :

  • Être vulnérable sans crainte d’être jugé·e ou envahi·e.
  • Explorer sans vous perdre (comme les murs d’une pièce délimitent un espace où vous pouvez bouger librement).
  • Tester des choses (ex. : exprimer une colère, pleurer, une inquiétude) en sachant que je suis là pour vous accompagner.

La régularité est importante Venir une fois par semaine (ou toutes les deux semaines) permet de :

  • Créer un rythme (comme un rendez-vous avec soi-même).
  • Observer les changements (même petits) entre les séances.
  • Éviter l’effet « montagnes russes » (où l’on ne vient que quand ça va mal, ce qui rend le travail plus difficile).

 

Le travail thérapeutique : un chemin à deux, pas à pas

Une thérapie, ce n’est pas :

« Je vous écoute parler dans le vide ».

« Je vous donne des solutions toutes faites ».

« On ne parle que de votre passé ».

 

C’est plutôt :

Un dialogue où je vous aide à mettre des mots sur ce que vous ressentez, même si c’est confus.

Un mélange d’écoute, d’outils et d’exploration pour vous rendre autonome.

Un travail sur le présent (vos difficultés actuelles) et l’inconscient (vos schémas, vos répétitions, vos rêves).

 

À quoi ressemble une séance type ?

Il n’y a pas de « séance type », car chaque personne est unique. Mais voici quelques exemples de ce que nous pourrions faire ensemble :

Explorer vos dynamiques inconscientes

  • Comprendre vos répétitions : « Pourquoi est-ce que je tombe toujours sur des partenaires toxiques ? » ou « Pourquoi est-ce que je sabote mes succès ? »
  • Déceler vos loyautés invisibles : Reproduire le stress d’un parent, ou un schéma familial sans s’en rendre compte.

Utiliser des outils concrets

  • Outils inspirés des TCC :
    • Modifier des comportements limitants (ex. : éviter les conflits, procrastiner).
    • Travailler sur vos pensées automatiques (ex. : « Je ne mérite pas d’être aimé·e »).
  • Approche systémique :
    • Analyser vos dynamiques familiales ou professionnelles.
    • Comprendre comment vos relations influencent votre bien-être.

 

Une thérapie ressemble à une randonnée en montagne :

  • Il y a des montées abruptes (où l’on avance pas à pas).
  • Des plateaux (où l’on a l’impression de stagner).
  • Des descentes (où l’on se sent plus léger·e).
  • Et parfois, il faut rebrousser chemin pour trouver un autre sentier. Mon rôle n’est pas de vous porter, mais de marcher à vos côtés, en vous aidant à repérer les cailloux dans vos chaussures (vos blocages) ou les panoramas que vous ne voyez pas encore (vos ressources).

 

 

La fin de la thérapie : un nouveau départ

Terminer une thérapie, ce n’est pas « guérir », mais :

  • Apprendre à se faire confiance pour continuer seul·e.
  • Retrouver cette résonance avec votre existence : vous ne réagissez plus uniquement par réflexe, mais vous répondez à ce qui vous arrive, avec plus de liberté.
  • Accepter que certaines blessures ne disparaîtront pas, mais qu’elles pourront être mieux vécues.

Comment sait-on que c’est le moment de terminer ? Voici quelques signes que vous pourriez être prêt·e :

  • Vous gérez mieux les conflits ou les émotions difficiles.
  • Vous dormez mieux, ou vous vous sentez globalement plus léger·e.
  • Vous avez l’impression de pouvoir avancer sans ce rendez-vous.

La fin peut être progressive Parfois, nous espaçons les séances (toutes les 3 semaines, puis tous les mois) pour tester votre autonomie. D’autres fois, la fin est plus nette. Dans tous les cas, ce sera un choix partagé.

 

 

Questions fréquentes (et réponses honnêtes)

 

« Est-ce que je vais devoir revivre des traumatismes ? »

Parfois, oui, il est nécessaire de revisiter des souvenirs douloureux mais jamais sans votre accord, et toujours en prenant le temps de vous préparer. Mon rôle est de vous accompagner pour que ces moments ne soient pas une répétition de la souffrance, mais une occasion de la comprendre et de la transformer.

Exemple : « Si vous avez vécu un abandon dans l’enfance, nous pourrions explorer comment cette blessure influence vos relations aujourd’hui. Mais nous irons à votre rythme : si c’est trop difficile, nous ferons une pause, ou nous aborderons le sujet autrement (par le dessin, l’écriture, etc.). »

 

« Combien de temps ça va durer ? »

Je ne peux pas vous donner de durée précise, car cela dépend :

  • De votre demande (un travail ponctuel sur un deuil ≠ une thérapie sur des schémas ancrés depuis l’enfance).
  • De votre rythme (certains avancent vite, d’autres ont besoin de plus de temps).
  • De ce que vous souhaitez travailler.

Ce que je peux vous dire : vous pouvez arrêter à tout moment (même si je vous encourage à en parler d’abord avec moi).

 

« Et si je ne me sens pas à l’aise avec vous ? »

C’est une crainte légitime ! Une thérapie ne fonctionne que si vous vous sentez en confiance. Si, après quelques séances, vous avez l’impression que « ça ne passe pas », nous en parlerons ouvertement. Parfois, c’est une question de temps ; d’autres fois, il est préférable que vous trouviez un·e autre thérapeute.

Mon objectif n’est pas de vous garder comme patient·e, mais de vous aider à aller mieux même si cela signifie vous conseiller de voir quelqu’un d’autre.

 

« Et si la thérapie ne marche pas ? »

Cette question, beaucoup de personnes se la posent et c’est tout à fait normal. La thérapie n’est pas une recette magique où l’on suit des étapes pour obtenir un résultat garanti. C’est plutôt un voyage à deux, avec ses détours, ses impasses, et parfois ses retours en arrière. Alors si vous avez cette crainte, sachez deux choses :

  1. Vous n’êtes pas seul·e : Presque tout le monde doute à un moment donné.
  2. Un « échec » apparent peut cacher une avancée, même si elle n’est pas celle qu’on attendait.

 

Concrètement, que faire si vous avez l’impression que « ça ne marche pas » ?

D’abord, en parler à votre thérapeute C’est le premier réflexe à avoir. Par exemple :

  • « J’ai l’impression qu’on tourne en rond. Est-ce qu’on peut faire le point sur ce qui bloque ? »

Identifier ce qui ne « marche » pas Parfois, le problème n’est pas la thérapie en elle-même, mais un détail qui peut être ajusté :

  • Le rythme : « Est-ce que les séances sont trop rapprochées ou trop espacées ? »
  • La méthode : « Est-ce que cette approche me convient, ou est-ce que j’aurais besoin d’outils plus concrets ? »
  • La relation : « Est-ce que je me sens en confiance avec cette personne, ou est-ce que je me censure ? »

Une thérapie qui « ne marche pas » n’est pas une impasse, mais une information précieuse. Elle vous dit quelque chose sur vos besoins, vos limites, ou le chemin qu’il vous reste à parcourir. Et parfois, le simple fait de se poser la question « Et si ça ne marche pas ? » est déjà un pas vers une réponse.

 

 

En conclusion : osez essayer

Si vous hésitez encore, je vous propose de venir en parler lors d’un premier rendez-vous sans engagement, juste pour voir si cet espace pourrait vous convenir.

Une thérapie, ce n’est pas :

❌ Un signe de faiblesse.

❌ Une solution magique.

❌ Un lieu où l’on vous juge.

 

C’est :

✅ Un espace pour vous écouter, sans pression.

✅ Un chemin à deux, où je marche à vos côtés avec des outils adaptés à vos besoins.

✅ Une porte qui s’ouvre parfois lentement, mais toujours vers plus de compréhension et de liberté.

 

« Les difficultés psychiques ne sont pas des murs, mais des portes qui demandent parfois de l’aide pour s’ouvrir. Mon rôle est de vous accompagner pour trouver la clé, celle qui vous ressemble. »

 

 

Pour prendre rendez-vous, se reporter ici : psycho-therapie-toulouse.fr/cabinet-a-saint-alban