La place que l’on a dépend du regard que l’on porte

Un jeune moine zen vient d’entrer au monastère, il est guidé vers la pièce où se trouve maître Saï qui l’attend, calme et posé, assis sur son « trône ».

 

Le jeune moine se prosterne en signe de respect et, de manière inattendue, le maître se lève et invite le jeune moine à s’asseoir à sa place.Très gêné, le novice ne sait quoi dire :
« Mais comment puis-je me mettre à votre place, je ne la mérite pas encore ? »
D’un simple regard, le maître lui fait comprendre de s’asseoir enfin puis, sans mot dire, se retire dans l’arrière-salle.
Quelques secondes après il revient avec une bassine remplie d’eau tiède et une éponge et s’agenouille au pied du disciple pour lui laver les pieds. Le malaise du jeune est à son comble.
« Pardonnez-moi mais je ne peux accepter pareille situation, c’est gênant. » s’esclaffe le novice.
A peine a-t-il terminé sa phrase que le maître lève les yeux et lui dit :
« Quel orgueil ! Vous n’avez pas moins de valeur lorsque vous êtes en bas et vous n’en avez pas plus parce que vous êtes en haut ».
C’est le regard que vous posez sur vous qui détermine votre valeur et non la place que vous occupez.
Une personne qui a suffisamment confiance en elle et qui a une claire conscience de sa vraie nature, ne se sentira jamais moindre dans une situation en apparence « basse » ou « haute ».