Dans notre culture actuelle, le spectacle médiatique du monde met souvent l’accent sur ce qui ne va pas : les crises, les conflits, les faits divers, les difficultés. À force d’y être exposés, nous pouvons finir par regarder la vie à travers ce prisme.
Face à une situation nouvelle, un changement ou une décision à prendre, il arrive alors que nos premières pensées se tournent spontanément vers ce qui pourrait mal se passer. Nous imaginons les problèmes avant même qu’ils n’existent. Sans nous en rendre compte, nous nous mettons parfois « des bâtons dans les roues » avant même que les choses arrivent.
La vie racontée par Henri Gougaud
L’influence du regard médiatique
Les médias ont naturellement tendance à mettre en avant les événements exceptionnels, souvent négatifs : les accidents, les crises, les conflits. Pourtant, ils représentent une petite partie de la réalité.
Dans le même temps, une immense majorité d’événements positifs passent inaperçus :
- des projets qui réussissent,
- des personnes qui s’entraident,
- des initiatives qui améliorent la vie collective,
- des moments simples de bonheur partagé.
Bien sûr, il ne s’agit pas de nier les difficultés du monde. Les souffrances, les tensions et les crises existent. Les reconnaître est nécessaire. Mais nous pouvons aussi choisir où porter notre attention.
Orienter son regard vers ce qui fait du bien
Changer de regard ne signifie pas ignorer la réalité. Cela consiste plutôt à équilibrer notre perception en donnant aussi de la place à ce qui fonctionne et à ce qui relie les êtres humains.
Par exemple :
- observer les initiatives positives qui émergent dans le monde et contribuent à améliorer la société (le succès du film Demain en a été une illustration inspirante) ;
- remarquer les élans de solidarité et d’entraide qui apparaissent dans de nombreux domaines : environnement, économie solidaire, éducation alternative, initiatives citoyennes ;
- reconnaître le courage de celles et ceux qui avancent malgré un handicap ou des épreuves et réalisent des choses remarquables ;
- apprécier la beauté des choses simples :
- des enfants qui rient et jouent,
- des animaux qui s’amusent,
- la chaleur du soleil,
- une musique qui nous touche.
Ces petits moments ont souvent plus de valeur qu’on ne le croit. Ils nourrissent profondément notre sentiment de bien-être.
La puissance de l’attention
Le peintre Paul Cézanne disait : « La réflexion modifie la vision. »
Plus nous portons notre attention sur ce qui est positif, plus cela devient naturel. Peu à peu, notre regard s’habitue à repérer ce qui apporte de la joie, du sens et de la beauté dans notre quotidien.
Le monde autour de nous semble alors différent : non pas parce qu’il a changé, mais parce que notre manière de le regarder s’est transformée.
Apprendre à savourer ces instants simples, ce que nous avons réussi à faire dans la journée, une rencontre agréable, un moment de calme, nous éloigne d’une recherche permanente d’un bonheur futur ou extérieur. À la place, une sensation plus profonde apparaît : un sentiment de présence, de chaleur intérieure et de sérénité.
Si vous ressentez parfois que vos pensées se dirigent spontanément vers l’inquiétude ou le négatif, il peut être utile d’en parler. Un accompagnement en psychanalyse ou en thérapie permet souvent de retrouver un regard plus apaisé sur soi-même et sur la vie.
Nourrissez-vous de belles choses et apprenez à voir la vie du bon côté.
